Pendant des années, les installateurs ont cherché à remplir les toitures au maximum de leur capacité technique. L’argument était simple : le surcoût marginal d’un panneau supplémentaire était faible, et la vente du surplus à plus de 10 centimes amortissait aisément l’investissement global.
Depuis l’arrêté du 1er juin 2026, cette stratégie est devenue un piège. Plus une installation produit de surplus, plus sa rentabilité moyenne par kilowatt-crête s’effondre.
| Indicateur | Installation 3 kWc | Installation 9 kWc |
|---|---|---|
| Coût d’installation moyen TTC | ~6 500 € | ~15 500 € |
| Production annuelle estimée | ~3 300 kWh | ~9 900 kWh |
| Autoconsommation sur place | ~2 000 kWh (60 %) | ~2 800 kWh (28 %) |
| Surplus injecté sur le réseau | 1 300 kWh | 7 100 kWh |
| Économie sur facture (à 0,2001 €) | 400 € / an | 560 € / an |
| Revenu vente surplus (à 0,0110 €) | 14 € / an | 78 € / an |
| Gain annuel total | 414 € / an | 638 € / an |
| Temps de retour sur investissement | ~15,7 ans | ~24,3 ans |
Passer de 3 kWc à 9 kWc coûte 9 000 € de plus pour ne rapporter que 224 € de gain annuel supplémentaire.
Pourquoi le grand système perd de l’argent
Pour gagner 224 € de plus par an, le propriétaire du système de 9 kWc a déboursé 9 000 € supplémentaires. Le taux de rendement de ce surinvestissement est de 2,4 % par an, avant toute provision pour le remplacement futur de l’onduleur.
En France aujourd’hui, une installation bien dimensionnée est une installation modeste, dont 60 % à 80 % de la production est absorbée par les appareils du foyer.
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Analyse économique Aperture Solar basée sur les rendements solaires PVGIS SARAH2 et les coûts constatés 2026.